zepoulponation

Donnez-moi des retours (constructifs)!

Entre ce que je pense, ce que je veux dire, ce que je crois dire, ce que je dis, ce que vous avez envie d'entendre, ce que vous croyez entendre, ce que vous entendez, ce que vous avez envie de comprendre, ce que vous croyez comprendre, ce que vous comprenez, il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer. Mais essayons quand même.


- Edmond Wells

 

Bonjour, ou bonsoir, j'apprécie que vous lisiez mes textes mais j'apprécierais encore plus avoir des retours (qu'ils soient positifs ou négatifs) sur ce que j'écris. Cela pourrait m'aider à m'améliorer, me donner des idées de thèmes...
J'aimerais aussi que ces critiques ou conseils soient constructifs, sinon ça ne me sert tout simplement à rien.

Sur ce, merci d'avance et bonne lecture!

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Nafleïn

un court poème pour le cas où j'aurais deux filles (j'adore ce prénom aussi ça sonne comme elfique, léger, naturel enfin bref ça sonne bien quoi). Je le dédie à ma seconde poulpiotte: Voici Nafleïn! Bonne lecture!

 

Kelthys voici ta sœur Nafleïn.

Que tu observes ou imagine

Que tu écrives ou que tu dessine

Que tu sois masculine ou féminine

Vous êtes de la même origine

Donc laissez de côté la carabine

Et agissez comme héroïnes

Et non pas comme des gamines

Et même si par l’âge ta sœur domine

Tu sauras gravir la colline

Et t’élever comme divine

-          poulpy

Kelthys

Pour débuter ce blog je vais vous dévoiler mon poème sur ma fille future -si jamais j'en ai une un jour mais je l'espère- qui a déjà gagné un prix: le prix Nantais de poésie de 2019. C'est le poème dont je suis le plus fier notamment pour cela mais aussi car j'ai un affect particulier pour ce prénom, pas vous? Allez il est temps de le présenter, bonne lecture:

 

 

 

                                 Kelthys

Souhaitez la bienvenue dans ce monde à ma fille Kelthys

Dont la seule présence me permet de trouver du bon dans mes vices

Cette fille qui sera le reflet de la belle Artémis

Mais au lieu d’yeux argentés, elle en aura couleur lapis

Ainsi que des cheveux chatoyants, rouges comme les épices

Caressant son corps tout en contrastant avec ses iris

Faites tout de même attention à la toile qu’elle tisse

Car elle a plus d’un tour dans son sac ma petite miss

Comme l’araignée feignant la mort elle est bonne actrice

Ou plutôt devrais-je dire magnifiquement manipulatrice

Mais pourtant elle est et sera toujours ma catharsis

 

Ce  poème a été écrit par un poulpe dans les temps jadis

Sur une magnifique et désormais unique fleur de lys

Au temps où mon projet parental n’était qu’une esquisse

Et quiconque voudra me séparer de mon volubilis

Se verra sujet à des souffrances et maléfices

Avant de sombrer dans les insondables abysses

Que forment les océans, fils de la mère créatrice

 

-          Poulpy

28 mars 2020

odes entre dieux

Ode de Poulpy à Râ, ici, déesse Égyptienne du soleil

 

Aucune des rares muses que je fréquente, aussi magnifiques et atypiques soient-elles

N’égalent en une éternité le bonheur que je ressens en passant une seconde avec toi

J’aime ta chaleur dans mon dos quand tu caresse même les plus profondes de mes séquelles

Je brûle de te regarder mais en effet te regarder me brûle, Ô soleil qui m’est roi

Malheureusement ce sont ce genre de caprices qui bien que divins me distancent de toi

Mais pourquoi ? Pourquoi n’ai-je point droit d’admirer ton regard ne serait-ce que dans un miroir

Par exemple ces moments lorsque tu es à ton apogée en tant que dieu et mon étoile

Ces mêmes moments où paraissant ridicule je ne puis me montrer sans honte sans voile

Et pire il y a ces moments où tu côtoie d’autres contrées sans que je n’en ait de retour

Alors j’ai l’illusion de te duper avec ces maigres flammes grisâtres dans mon âtre

Et mon cœur s’illumine chaque lendemain quand je retrouve ta pureté au même endroit

 

Réponse de Râ à Poulpy, ici, dieu Pacifiquéen de la folie

 

Maintenant que j’ai pris connaissance et conscience de tes pensées dans leur entièreté

Je me retrouve flattée de tes mots bien que tu ne les aies tristement jamais prononcés

Saches que ce soit sous Khépri, Râ ou Atoum je ne cesserai de t’aimer et te soigner

Tu es le seul à me chercher dans le ciel en t’inquiétant plus de ma santé que de la tienne

C’est pourquoi je t’ai choisi pour élu malgré que tu ne puisses vraiment le vérifier –car

Désolée mais je ne suis pas faite pour être vue, c’est pourquoi moi aussi je porte un voile

La seule différence est que ton armure est de ténèbres et mon revêtement de lumière

Mais à part cela, ils attirent tous les deux le regard sans que personne n’ose s’y attarder

Si je me couche tous les soirs c’est pour échapper à Atoum et laisser cours à nos folies

Et si je me relève chaque matin c’est pour te raconter mes péripéties de la nuit

Une chose est sûre, je ne te mens pas au matin ni à midi mais méfie-toi d’Atoum.

 

 

Comment ça me comparer à un dieu est audacieux, on a quand même de nombreuses ressemblances Râ  et moi... Sauf que lui c'est un dieu et moi pas... mais à part ça on est pareils

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27 mars 2020

L'arbre sans visage

Les forêts sont les visages des arbres. Elles les complètent de par leur faune et leur flore. Celui-ci n'a plus d'écosystème pour le protéger, il a donc perdu sons visage. Et croyez-moi, c'est le destin de tous les arbres du monde.

Ces bébés difformes que l'on s'efforce a garder en vie ne sont que des tentatives désespérées de rallonger leur existence... et la nôtre par la même occasion. Nous en sommes finalement arrivés au terme

où l'arbre est aussi rare que le marbre,

où écorce ne rime plus avec force,

et où feuille rime avec deuil.

Il ne reste plus rien d'autre que la mort hivernale, permanente.

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26 mars 2020

L'élément déclencheur de ma nostalgie

Une ode à mon défunt oncle (qui n'était pas un oncle de sang mais un tonton de coeur) mort tellement tôt que je ne saurais dire quand exactement car j'ai repoussé l'idée qu'il le soit vraiment le plus longtemps possible. Comme dirait Hubert-Félix Thiefaine, j'ai comme un bourdon qui résonne au clocher de ma nostalgie... 

 

2015 steff boinet

Ton nom était certes Boinet

Mais comparé aux autres tu n'étais pas un bois-né

Et tu gardais toujours ta lucidité

Pour assurer notre sécurité

 

J'avais pour habitude de t'appeler tonton

Même si nous ne portions pas le même nom

Et à toi seul qui étais bon

Tu me faisais oublier tous ces cons

 

Et de toi, tonton Stéphane

Émanait une lueur diaphane

J'irais bien au diable voler ton âme

Mais déjà la mienne, il la réclame

 

Avant il me suffisait d'un instant pas même de deux

Pour abréger un clignement d'yeux

Mais depuis ton départ malheureux

A la fois violent et insidieux

Rouvrir les yeux est monstrueux

 

Ton départ, tous nous émoi

Que ce soit ta fille, les autres ou moi

Elle était ta princesse tu étais son roi

J'étais un gueux tu restais toi

Un homme, rock'n roll et droit

- poulpy 26/11/2019

 

Repose en paix

25 mars 2020

L'avocate poétique

 

L'avocate poétique

 

Elle qui avait la larme facile

A  eu la lame habile

Et a fait que d’un coup net

Son âme vacille

Et que son corps demeure immobile

 

Mais pourquoi donc cette pauvre femme

A-t-elle commis ce drame ?

Sur cet homme à qui

Elle avait déclaré sa flamme

 

C’était car sa vie à domicile

Était loin d’être une idylle

C’est son homme qui

Lui était hostile

Et avait des mots pour projectiles

 

Donc était-ce vraiment infâme,

Malgré ce que toi, juge, réclame ?

Soyez sûr qu’elle le regrette

Et que ce n’était de loin un programme

 

Cet amour n’était pas juvénile

Il était bel et bien ancré dans l’argile

Mais cet homme était une bête

Un crocodile, un reptile, un imbécile

Un goupil digne de rester au chenil

  

Mais croyez-le, notre dame

Est somme toute plein d’états d’âme

Et ne demeurera pas tranquille

Surtout si on la blâme

 

Donc ayez pitié, vous, concile

De ce cœur en péril

Et soyez déjà sûr qu’il

Lui-même se mutile

Et qu’elle sera vieille fille

Avant qu’à nouveau elle brille

25 novembre 2019

Le roi d'ici-bas

 

On  m’a toujours appris,

« Quels qu’en soient les défis,

Ne mire jamais en bas,

Ou tu y resteras »

 

On me parlait de malheurs,

De rois déchus détenus,

Par les droits qu’ils par heure,

En changeaient le contenu,

 

Mais un beau jour

Je mirais ici-bas

Et même décidai

D’y faire un p’tit tour

 

J’y fis des rencontres,

Des bonnes et mauvaises,

Mais j’y fis des rencontres,

Et m’en trouvai bien aise,

 

Mais le peuple semblait

Mécontent de ces plaies

Qu’étaient les nobles et moi-même

Malgré le fait qu’on les aime

 

Et me voilà un beau matin,

Allongé tel une catin,

Regardant dans un miroir

En haut de moi ce hachoir.

 

 

Quand les hommes de bon vivre

Virent au point où j’étais

Ils ont dit me laisser vivre

Afin de voir où j’allais

 

Et c’est ainsi que pour une fois

Il y fut un bon roi

Dans ce monde de malheurs

Mais aussi de bonheurs

 

- poulpy

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18 novembre 2019

La berceuse du feu

Pourquoi trembles-tu ?

Ce n’est que la brise,

Il ne faut s’affoler

Mon petit feu follet

 

Écoute plutôt mon histoire,

Celle du feu dans mon âtre,

Qui n’est pas sans espoir,

Car c’est lui que j’idolâtre

 

Il attise aussi les âmes

Pour qu’elles s’amusent dans les flammes,

Qu’elles dansent dans ce creux,

Où gîte le petit feu.

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17 novembre 2019

"plus tard, je voudrais être comme toi"

Mon père m'a assuré, un jour, alors que je le lui ai moi-même demandé, que dans ma vie on me dira « plus tard, je voudrais être comme toi ».

Ce jour est loin d'être arrivé. Aujourd'hui je n'ai rien. J'ai arrêté les cours parce que je n'y arrivais simplement plus. J'ai des problèmes de concentration depuis tout petit. Je suis « dans la lune comme les autres disent » ce qui m'a valu pas mal de moqueries. Ca frôlait presque le harcèlement. Tout ce que je fais maintenant c'est jouer aux jeux vidéo tous les jours... et parfois la nuit un peu aussi. Un travail ? M'en parle même pas, je suis pas près d'en trouver ni même prêt à en trouver, je n'ai aucune compétence... à part peut-être mon imagination. Mais que fait-on dans la vie avec ça ? Être écrivain, dessinateur ou encore musicien ou chanteur, tout ça c'est trop instable.

Je n'ai aucune chance alors je me suis dit : » je vais me servir de ma seule arme, cette imagination, pour me forger les équipements qui me serviront dans la vie. »

Tout d'abord, je manque d'ambition, je vais donc m'inventer des rêves. Qu'est-ce qui pourrait me correspondre ? N'importe quoi, je suis preneur ! J'ai déjà de l'espoir qui s'immisce en moi. C'est l'élément clé il paraît, un objet rare. Il faut que je le garde et m'en serve pour me construire un avenir.

Ce que je veux en priorité serait une femme, belle de préférence. Mais après tout c'est le mental qui compte. Oui c'est ça, il faut que je me forge un mental. Je dois évoluer, ma vie n'est pas intéressante, alors soyons drôle ! Ça me fera de la conversation et les gens s'accrocheront peut-être à moi. Alors je pourrais plus facilement me faire des amis.

Et puis, trouver un travail ce n'est pas si difficile en soi. Même si il ne me plait pas. Même si ce n'est qu'à mi-temps, et puis, ça me fera de la discussion en plus, je pourrais me plaindre pour quelque chose, ah ! Et puis un travail ne représente pas l'intégralité de la vie, encore heureux !

Maintenant ce n'est plus que de l'espoir mais surtout de la persuasion, je suis sûr que j'obtiendrai tout cela... et alors, à ce moment-là, ce qui me fera le plus plaisir, ce sera d'avoir un fils et de pouvoir, lorsqu'il me demandera de devenir comme moi, lui dire que quoi qu'il arrive, tout est possible !

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